Comment ouvrir un commerce à l'aide de la franchise en 2017 ?

conseils et astuces pour vous lancer dans les meilleures conditions

Vous souhaitez lancer votre affaire et rejoindre les rangs des entrepreneurs franchisés ? Selon les chiffres de la Fédération française de la franchise, en 2016, on comptait pas moins de 1 900 réseaux sur le territoire pour un chiffre d’affaires global de 55,10 milliards d’euros, preuve du succès d’une formule qui a déjà séduit bien des profils d’investisseurs ! Pourquoi pas vous ? Découvrez comment ouvrir un commerce dans les meilleures conditions en 2017. De nombreux secteurs d’activité sont à votre disposition et vous permettront de concrétiser votre projet !

Nos conseils pour vous lancer en franchise en toute sécuritéLes étapes à suivre pour ouvrir un commerce en franchise

En amont du lancement de votre projet

Vous êtes enthousiaste et motivé ? Patience ! Pour être certain de s’engager dans un projet durable, mieux vaut ne négliger aucune des trois étapes évoquées ci-dessous ! Elles représentent les recherches que vous allez devoir faire avant de vous lancer dans des démarches auprès des enseignes.

1. Faites le point sur votre projet et sur le concept de franchise

La première étape consiste bien évidemment à faire le point sur votre projet, vos compétences, vos envies. Posez-vous les bonnes questions ! Quels sont vos points forts ? Quel est votre budget, vos financements ? Dans le même ordre d’idées, listez vos points faibles, soit les freins qui pourraient compliquer certaines démarches, que ce soit en termes de compétences ou de finances.

Dans un second temps, assurez-vous d’avoir saisi tous les aspects d’un développement en franchise : en choisissant d’intégrer le réseau d’une marque, vous aurez des droits mais également des devoirs. Ce cadre, rassurant pour de nombreux entrepreneurs, ne convient pas forcément à tous les profils d’investisseurs. Se lancer dans une franchise automobile nécessite, par exemple, de respecter la charte et l’esprit développés par l’enseigne choisie.

2. Choisissez votre secteur d’activité et vérifiez vos chances de réussite

Vous souhaitez ouvrir un commerce oui, mais : lequel ? Dans quel secteur d’activité vous sentiriez-vous à l’aise ? Avez-vous pour projet de lancer un commerce spécialisé (surgelés, jouets pour enfants, accessoires pour smartphone,…) ou plutôt d’ouvrir une boutique de cadeaux et/ou de décoration d’intérieur ?

Cette activité doit évidemment être choisie par rapport à vos goûts personnels et, dans bien des cas, par rapport à vos expériences professionnelles passées. Néanmoins, il est également important de s’adapter aux tendances du marché et, bien évidemment, aux réalités de votre région afin de se préserver d’une concurrence trop rude. Une étude de marché pourra alors vous permettre de savoir si le secteur visé est porteur ou non, notamment dans le cas de secteurs populaires comme les supérettes de proximité ou le prêt à porter qui, chaque année, attirent de nombreux investisseurs.

Bon à savoir : si les franchiseurs proposent généralement ce type d’informations, rien ne vous empêche de faire vos propres recherches en amont, bien au contraire !

3. Choisissez votre franchiseur

A présent que vous avez spécifié vos envies mais également votre budget tout en les confrontant au potentiel de votre région géographique, vous devez avoir une idée plus précise du franchiseur susceptible de vous permettre d’accomplir vos projets. Ne vous restera plus qu’à comparer les enseignes afin de mettre en lumière le contrat de franchise le plus avantageux pour vous, toutes les informations nécessaires se trouvant sur le DIP (Document d'Information Précontractuel) fourni par les franchiseurs. Les questions financières avec les droits d’entrée, les royalties et l’apport personnel exigé font généralement partie des critères qui permettent de faire facilement la différence entre deux enseignes. Attention néanmoins à aller plus loin que ces chiffres et à vérifier la bonne santé du réseau que vous vous apprêtez à rejoindre ainsi que sa rentabilité. Le dynamisme d’un réseau spécialisé dans l’équipement de la maison ou dans la puériculture ne se mesure pas uniquement au nombre d’implantations. La qualité de l’accompagnement des franchisés a son importance (on pense tout particulièrement aux formations initiales et continues ainsi qu’aux moyens financiers qui y sont alloués), sur le court comme sur le long terme.

 

Finalisez votre projet

Une fois votre franchiseur sélectionné, votre partenariat peut débuter mais là encore, la collaboration reste variable. En fonction des enseignes, vous pourrez trouver un soutien auprès de certaines marques, comme une aide au financement ou une aide à la recherche de local tandis que d’autres vous accorderont plus d’indépendance.

1. Création d'un prévisionnel

Vous ne pourrez monter une entreprise en franchise sans passer par l’étape clé de la création d’un prévisionnel. Attention : ne vous improvisez pas comptable, à moins d’en avoir l’expérience et les compétences et faites appel à un professionnel pour mettre en miroir les informations inscrites dans le DIP de la société, vos projets et les financements dont vous bénéficiez. Le but d’une telle manœuvre ? Détailler, poste par poste, tous vos besoins en termes de financements afin de juger de la rentabilité de l’affaire.

Le prévisionnel s’étend sur trois ans et prend en compte l’évolution des besoins, des dépenses et est indispensable pour monter un dossier financier solide, sérieux et surtout, crédible.

2. S’informer quant aux aides financières et finaliser son financement

Si de nombreux franchisés font appel aux établissements bancaires au moment de finaliser leur projet, il est, au préalable, important de s’informer quant aux aides financières et/humaines qui peuvent être mises à la disposition des créateurs d’entreprise. C’est notamment le cas des aides pouvant être proposées par le Pôle Emploi comme le dispositif Nacre. Ce dernier est un accompagnement à la création ou la reprise d'entreprise particulièrement intéressant pour les profils souhaitant être secondés dans des domaines variés (gestion, recrutement,…). L'Adie (association pour le droit à l'initiative économique) s’adresse quant à elle strictement aux créateurs d'entreprise n’ayant pas accès au crédit bancaire et peut également représenter une opportunité à saisir.

3. Trouver le bon local/le bon emplacement

En fonction du réseau choisi, la recherche du local peut être une initiative personnelle, laissée au bon vouloir du franchisé ou un travail en collaboration, le réseau s’impliquant activement dans cette recherche. Une fois l’adresse sélectionnée, c’est dans tous les cas ce dernier qui donnera le verdict final en réalisant une enquête d'implantation.

4. La signature du contrat avec le franchiseur et l’ouverture

Vous avez monté votre dossier et lu le DIP du franchiseur avec attention tout en en vérifiant scrupuleusement les informations et les clauses qui peuvent parfois, dans les faits, se révéler plus pénalisantes qu’encourageantes pour les franchisés (on pense tout particulièrement aux clauses de non-concurrence ou d'exclusivité d'approvisionnement) : il est à présent temps de signer votre contrat de franchise ! Sa formulation étant libre, prenez le temps de le lire et d’échanger avec le franchiseur : ne vous engagez pas à la légère !

Le moment de l’ouverture arrive enfin avec, dans la majorité des cas, une présence du franchiseur qui est assurée pendant et après le lancement de l’activité. L’ouverture pourra bien évidemment être précédée d’une période de formation, plus ou moins longue en fonction des enseignes.