Après plus de 15 ans dans la vente et la location de matériel médical, Nicolas Grandin a choisi l’entrepreneuriat en 2021, à la suite du confinement. Franchisé APEF à Montivilliers, il a poursuivi son développement avec une seconde agence à Fécamp, ouverte en mars 2024. Son parcours illustre les exigences de la multi-franchise : structurer, déléguer, rester proche des équipes et conserver l’envie d’entreprendre.
Une volonté de couvrir son territoire
Pour Nicolas Grandin, l’ouverture d’une deuxième agence n’est pas née d’une simple ambition de croissance. Elle répond d’abord à une logique de proximité. Au nord de Montivilliers, une zone restait non desservie, alors que les besoins étaient bien présents.
« Je souhaitais couvrir l’ensemble de mon territoire », explique-t-il. Fécamp s’est rapidement imposée comme une évidence. Il connaissait déjà la ville, qu’il fréquentait le week-end, et en avait une perception positive. Cette seconde implantation s’inscrit donc dans la continuité de son parcours entrepreneurial et de sa volonté de développement.
Une organisation à repenser
Passer d’une à deux agences change profondément le quotidien d’un franchisé. Nicolas Grandin l’a rapidement constaté : le temps et l’énergie doivent être répartis différemment. Là où une première agence permet une implication totale, la multi-franchise impose de partager son attention entre plusieurs structures.
Pour accompagner cette évolution, il a fait grandir une encadrante de Montivilliers, devenue responsable adjointe. Cette organisation lui a permis de dégager du temps pour Fécamp, où une assistante polyvalente gère le quotidien. « Je ne suis plus dans l’opérationnel pur », précise-t-il, tout en restant impliqué dans les visites et le développement commercial.
Un management fondé sur l’équilibre
Avec deux sites, Nicolas Grandin veille à maintenir un cadre commun. Conditions salariales, primes, contrats, indemnités kilométriques et avantages : les règles sont identiques entre les agences. Il organise aussi une réunion annuelle commune pour créer du lien entre les équipes.
Dans un secteur où le turnover existe, il estime que la fidélisation commence dès le recrutement. « Il est essentiel de respecter les engagements pris », souligne-t-il. Il porte une attention particulière aux plannings, aux contraintes personnelles, aux temps de trajet et à l’équilibre de vie. Il a notamment choisi de ne pas faire travailler ses équipes le week-end.
Une croissance exigeante mais structurante
L’ouverture d’une seconde agence a aussi modifié l’équilibre financier de son activité. Nicolas Grandin a commencé à se rémunérer après un an et demi, à un niveau équivalent à son revenu de remplacement avec France Travail. Avec la deuxième agence, ses revenus ont progressé pour atteindre environ trois fois et demie ce montant.
Mais il rappelle que cette évolution demande un investissement important. Il faut développer le volume d’heures, rémunérer les équipes, leur offrir de bonnes conditions de travail et construire progressivement sa propre rémunération. Son recul est clair : « Ouvrir une deuxième agence revient à repartir de zéro. »
Avant de se lancer en multi-franchise, Nicolas Grandin conseille donc de bien structurer sa première agence et, si possible, de sortir de l’opérationnel.
Asma Louati, Point Franchises ©
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