Après plus de vingt ans dans la restauration, dont huit passés au sein de La Brigade, Léo Willefert a choisi de devenir franchisé dans un univers qu’il connaissait déjà parfaitement. Son parcours illustre une réalité souvent sous-estimée : entreprendre dans son propre métier ne consiste pas à tout réapprendre, mais à changer de posture, de niveau d’engagement et de responsabilité. À travers son témoignage, il défend une vision lucide de la franchise, fondée sur l’expertise, l’implication et la qualité de l’accompagnement.
Une expérience décisive
Léo Willefert ne s’est pas lancé à l’aveugle. Son parcours dans la restauration constitue le socle même de son projet entrepreneurial. « Je travaille dans la restauration depuis mes 18 ans, soit une vingtaine d’années. » Lorsqu’il ouvre son établissement, il possède déjà une solide maîtrise du secteur, mais aussi une connaissance approfondie du réseau La Brigade, où il évoluait depuis huit ans.
Cette expérience lui a permis d’aborder sa création d’entreprise avec assurance. Il le dit clairement : « Cela a été la base de tout. » Pour lui, cette ouverture doit beaucoup à son parcours antérieur, qui lui a donné la capacité d’entrer progressivement dans les missions du chef d’entreprise tout en gardant la main sur les opérations.
Travailler enfin pour soi
Derrière cette évolution professionnelle, il y a aussi une motivation très personnelle. Après des années à créer de la valeur pour d’autres, Léo Willefert a voulu construire pour lui-même. « Je voulais travailler pour moi, sans responsable direct, et créer de la valeur pour moi-même après des années à en créer pour les autres. »
Ce choix ne relevait pas seulement d’une ambition entrepreneuriale. Il répondait aussi à un projet de vie familiale, avec un départ de la région parisienne. Son témoignage montre ainsi que la franchise peut être le prolongement d’une expertise métier, mais aussi l’occasion de redessiner un cadre de vie plus aligné avec ses priorités.
Un engagement sans filet
Passer du statut de salarié à celui de franchisé ne se résume pas à gagner en autonomie. Léo Willefert insiste sur le poids des responsabilités qui accompagnent ce changement. « La principale différence concerne la responsabilité, notamment celle des salaires. » Il ajoute aussi un point essentiel : « Il y a aussi très peu de filet de sécurité. Le niveau d’engagement est totalement différent..»
Son regard est direct et sans illusion. Même en connaissant bien le métier, il faut être prêt à fournir un investissement massif en temps et à accepter certains sacrifices. C’est d’ailleurs l’une des idées reçues qu’il invite à déconstruire : l’expertise ne dispense ni de l’effort ni de la rigueur qu’exige la direction d’une entreprise.
L’appui du franchiseur
Si Léo Willefert n’a pas eu le sentiment de rencontrer de véritable difficulté sur le plan professionnel, c’est aussi parce qu’il était bien entouré. Le principal défi s’est joué sur le plan personnel, avec un déménagement « à l’autre bout de la France », dans une région où sa famille n’avait aucun repère. Mais dans la phase de lancement, l’accompagnement du franchiseur a été un levier déterminant.
Il le souligne sans détour : « Le franchiseur a joué un rôle déterminant dans l’accompagnement des travaux. » Sur ce sujet qu’il identifie comme son « talon d’Achille », il a bénéficié d’un accompagnement « clé en main », depuis la conception des plans jusqu’au suivi du chantier. Ce soutien a renforcé sa capacité à franchir le cap dans de bonnes conditions.
Se lancer avec méthode
À ceux qui envisagent de se mettre à leur compte dans un secteur qu’ils maîtrisent déjà, Léo Willefert adresse un message simple : il faut oser, mais pas n’importe comment. « Il faut prendre le risque de se lancer si on pense qu’on est un expert dans son domaine. » Cette prise de risque doit toutefois s’accompagner d’une vraie vigilance sur le choix du franchiseur.
Son conseil est net : il faut « choisir avec soin son franchiseur », lire attentivement le DIP et, si nécessaire, se faire accompagner par un avocat. Il rappelle aussi qu’en cas d’association, un pacte d’associés clair est indispensable, même entre proches
Asma Louati, Point Franchises ©
Retrouvez LA BRIGADE sur toute-la-franchise.com